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Émilie Nollet

Quand l’entrepreneuriat devient une
responsabilité sociale.

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« La volonté d’entreprendre ce n’était pas inné chez moi. Je suis devenue entrepreneure par sentiment de responsabilité ». Les propos d’Émilie Nollet, cofondatrice d’ÉAU, illustrent le raisonnement d’un genre assez récent mais déjà très répandu d’entrepreneurs au Québec : les  entrepreneurs sociaux.

ÉAU (Écosystèmes alimentaires urbains) est une entreprise spécialisée en technologie verte et en agriculture de précision. Le projet est né il y a trois ans, et utilise une technique de culture hors sols en interaction avec la pisciculture appelée aquaponie. Pour Émilie Nollet et son partenaire Olivier Demers-Dubé, l’objectif premier d’ÉAU est de fournir l’autonomie alimentaires à de communautés qui en sont privées, tant dans les déserts alimentaires des grandes villes que dans le Nord canadien. La raison d’être socio-environnementale de l’entreprise n’empêche cependant pas sa rentabilité. Les cofondateurs ont su adapter leur modèle d’affaires pour maximiser l’impact social tout en assurant la viabilité économique de l’entreprise.

L’entrepreneuriat social c’est donc ce savant équilibre entre le profit économique et l’impact social ou environnemental. Ce qui différencie un entrepreneur conventionnel d’un entrepreneur social c’est justement « la réflexion par rapport aux communautés et l’environnement ». Pour Émilie Nollet a bâti un modèle d’affaires pour répondre aux besoins de différentes communautés : «la meilleure façon de multiplier l’impact social c’est de travailler directement avec les communautés, avec des porteurs de projet, pour voir comment intégrer un projet d’agriculture urbaine qui corresponde à leurs besoins et qui s’enracine durablement dans la communauté».

Émilie Nollet voit l’entrepreneuriat social non pas comme un choix, mais comme une responsabilité sociale : «il y a assez de problèmes et de choses à solutionner dans le monde, si on remarque certaines lacunes dans la société et qu’on a une idée, on considère qu’on a le devoir de la concrétiser». Pour elle, ce modèle entrepreneurial est le plus adapté à l’époque dans laquelle on évolue puisqu’il répond directement aux problématiques de l’actualité : «on tient compte de la rapidité de transfert des informations, des changements démographiques, climatiques, on planifie tout ça dans notre modèle d’affaires.»

Pour conclure, l’entrepreneuriat est certainement un modèle d’avenir, et Émilie Nollet encourage les entrepreneurs de tous les domaines à se lancer : « pensez un projet qui solutionne des problèmes réels qui existent déjà, ça ne manque pas et il y a des solutions à trouver dans tous les domaines. Voyez le monde qui vous entoure de manière créative, intelligente et dans le respect de tous ceux qui en font partie ».

Entrevue d’Émilie Nollet à Contact MTL (12m14s)