Blog
d’expo
entrepreneurs

Marie-Françoise Hervieu

Se développer à l’international pour croître

– 

De plus en plus d’entreprises québécoises font le saut et se lancent sur les marchés internationaux. Désormais, l’implantation de filiales à l’international n’est plus seulement réservée aux entreprises du Québec Inc. Les startups et petites entreprises ont désormais l’ambition de se développer à l’étranger. Marie-Françoise Hervieu a choisi d’ouvrir une filiale en France il y a un an avec son entreprise de relations publiques Zone franche.  Nous faisons avec elle le bilan d’une aventure entrepreneuriale qui a élargi ses horizons.

Marie-Françoise Hervieu a décidé de s’ouvrir à l’international il y a environ cinq ans, alors que l’économie québécoise tournait au ralenti et que le marché provincial ne permettait pas à la jeune entreprise de relations publiques de croître à la hauteur de ses ambitions. Voyant l’arrivée de nombreuses entreprises françaises sur le marché québécois, elle a saisi l’occasion d’accompagner ces entreprises dans leur installation. C’est dans cette démarche qu’elle a entrevu le potentiel de développer un marché français. Elle commence donc à faire de la prospection de clients pour le Québec en amont en France. Puis il y a un an, elle décide de se lancer entièrement dans l’aventure et de créer sa filiale française : Villemarie.

Pour elle, s’exporter à l’étranger était la seule façon de croître dans un marché devenu trop petit. Et pour Zone franche le pari est plutôt réussi. Depuis le début de leur aventure française, le nombre d’employés de l’entreprise a triplé. « C’est une expérience extrêmement positive. L’idée c’était de se demander : où est-ce qu’on pourrait aller pour vivre cette aventure, ouvrir nos horizons et croître? L’objectif c’est quand même d’essayer de créer de l’emploi ici. Et c’est ce qu’on a réussi. » .

Pour autant, entreprendre à l’étranger n’est pas toujours facile. Bien souvent les différences culturelles deviennent un enjeu majeur dans la réussite d’une implantation. En France, ce n’est pas la langue, mais plutôt le code du travail et les relations employeur-employé auxquels Marie-Françoise Hervieu a dû s’adapter : « La complexité du code du travail m’a beaucoup étonnée. J’ai toujours décidé des conditions de travail que je voulais donner et le constat que j’ai fait c’est que le climat de travail au Québec semble davantage basé sur la confiance entre les parties et en France davantage sur la méfiance ».

Autre défi de taille pour une entreprise de services comme l’est Zone franche : la difficulté de recommencer à zéro pour se créer un réseau. Pour bien réussir son implantation à l’international Marie-Françoise Hervieu conseille de se servir des réseaux de délégués commerciaux québécois et canadiens en place dans le pays. Il est aussi nécessaire d’interroger des entreprises qui ont réalisé un développement similaire, et idéalement de pouvoir rapidement compter sur des gens qui connaissent le terrain. Pour elle, les quatre années de prospection du marché français préalables à la création d’une filiale sur place ont été essentielles à la réussite de son entreprise. Désormais, la biculture franco-canadienne fait partie de l’identité de la compagnie et lui permet d’accompagner des entreprises françaises au Québec autant que des entreprises canadiennes en France.